{"id":4542,"date":"2020-04-21T06:00:42","date_gmt":"2020-04-21T04:00:42","guid":{"rendered":"https:\/\/boulevard-des-infos.com\/?p=4542"},"modified":"2020-04-21T06:00:42","modified_gmt":"2020-04-21T04:00:42","slug":"benin-samou-seidou-adambi-revele-les-richesses-minieres-du-pays","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/boulevard-des-infos.bj\/2020\/04\/21\/benin-samou-seidou-adambi-revele-les-richesses-minieres-du-pays\/","title":{"rendered":"B\u00e9nin : Samou S\u00e9idou Adambi r\u00e9v\u00e8le les richesses mini\u00e8res du pays"},"content":{"rendered":"<p><em><strong>Le Ministre de l\u2019Eau et des Mines, Samou S\u00e9idou Adambi lors de son passage sur l\u2019\u00e9mission \u00ab\u00a0LE TEMPS DES MOISSONS\u00a0\u00bb a mis en exergue les performances remarquables r\u00e9alis\u00e9es sur le chantier de la fourniture d\u2019eau potable, mais aussi au plan des mines. A cette occasion il a fait savoir qu&rsquo;au rouge, les statistiques l\u2019\u00e9taient en mati\u00e8re de fourniture d\u2019eau potable malgr\u00e9 une terre arros\u00e9e de cours d\u2019eau, gratifi\u00e9e par une pluviom\u00e9trie tout sauf ingrate et pourtant 6 B\u00e9ninois sur dix manquaient encore du liquide vital\u00a0: l\u2019eau potable. En quatre ans, qu\u2019a-t-on pu faire pour corriger cet \u00e9tat de choses\u00a0? Le pari de l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019eau potable pour tous d\u2019ici 2021 sera-t-il gagn\u00e9\u00a0? Autant de questions auxquelles Samou S\u00e9idou Adambi, Ministre de l\u2019Eau et des Mines a apport\u00e9 des r\u00e9ponses. Il a saisi cette m\u00eame tribune pour r\u00e9pondre \u00e0 la question de savoir si notre terre dispose vraiment des ressources mini\u00e8res comme nous l\u2019avons appris sur les bancs, \u00e0 l\u2019\u00e9cole\u00a0: de l\u2019or, du p\u00e9trole, du fer, du marbre et que sais-je encore\u00a0? Quelle gestion le gouvernement fait de tout ceci et quelles retomb\u00e9es pour les populations b\u00e9ninoises\u00a0? D\u00e9couvrons ensemble ses \u00e9l\u00e9ments de r\u00e9ponses.<\/strong><\/em><br \/>\n<em><strong>Par : Is-Deen O. TIDJANI (D.O.T)<\/strong><\/em><br \/>\n<em><strong>\u00a9 www.boulevard-des-infos.com<\/strong><\/em><br \/>\n<em><strong>Monsieur le ministre, nous d\u00e9marrons par les mines\u00a0; Quel \u00e9tat des lieux le gouvernement du Pr\u00e9sident Patrice TALON a fait du secteur d\u00e8s que vous avez acc\u00e9d\u00e9 au pouvoir\u00a0?<\/strong><\/em><br \/>\n<em><strong>Samou S\u00e9idou Adambi<\/strong><\/em> : Merci beaucoup. Je voudrais, avant d\u2019entrer dans le vif du sujet, vous remercier une fois encore pour l\u2019occasion que vous donnez au gouvernement et plus pr\u00e9cis\u00e9ment au secteur de l\u2019eau et des mines de faire le point quatre ans donc apr\u00e8s la mise en \u0153uvre du PAG que nous appelons \u00ab\u00a0Le B\u00e9nin R\u00e9v\u00e9l\u00e9 2016-2021\u00a0\u00bb<br \/>\nJe voudrais dire d&rsquo;entr\u00e9e que le B\u00e9nin est un pays minier et que nous sommes \u00e9galement un pays p\u00e9trolier. Il y a une vingtaine d&rsquo;ann\u00e9es, nous \u00e9tions membre de l&rsquo;OPEP\u00a0; mais de 1998 \u00e0 nos jours, nous avons compl\u00e8tement arr\u00eat\u00e9 l&rsquo;exploitation du p\u00e9trole parce que \u00e7a n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 g\u00e9r\u00e9 comme il se doit. \u00c0 l&rsquo;arriv\u00e9e du gouvernement de la rupture, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;arr\u00eater tout et de r\u00e9former tout le secteur. Depuis tout ce temps, nous avons engag\u00e9 des experts en la mati\u00e8re qui ont fait leurs preuves dans la sous-r\u00e9gion et au-del\u00e0 de l&rsquo;Afrique pour nous accompagner afin de mieux asseoir un secteur p\u00e9trolier attractif qui puisse permettre aux plus gros de ce secteur tels que Total et autres de s&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 notre pays.<br \/>\nNous l&rsquo;avions dit en 2018 lors de l&rsquo;AN 2 de la rupture, notre pays n&rsquo;est pas un pays maudit. Le B\u00e9nin est un pays b\u00e9ni. Il y a le p\u00e9trole et ce p\u00e9trole, nous l&rsquo;avons en mer beaucoup plus\u00a0; donc il n&rsquo;est pas sur le terrain de X ou Y.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<em><strong>Justement. Actualit\u00e9 oblige, il para\u00eet qu&rsquo;on a eu du p\u00e9trole \u00e0 Banikoara. C\u2019est bien cela\u00a0?<\/strong><\/em><br \/>\nNon, ce n&rsquo;est pas du p\u00e9trole, c&rsquo;est de l&rsquo;or. En dehors de Banikoara, il y a Malanville, Mad\u00e9cali, Tchoumi-Tchoumi, Perma.<br \/>\nLes recherches se poursuivent dans le secteur minier, de m\u00eame que la mise en place d&rsquo;un cadre attractif pour les compagnies parce que l&rsquo;\u00c9tat ne peut pas investir dans un domaine comme celui-l\u00e0\u00a0; C&rsquo;est laiss\u00e9 aux compagnies qui savent o\u00f9 trouver les ressources parce que les sommes qu&rsquo;il faut investir dans ce secteur sont colossales. C&rsquo;est en termes de centaines de milliards. Donc on met le cadre r\u00e8glementaire qu&rsquo;il faut pour attirer les investisseurs. Aujourd&rsquo;hui, nous pouvons vous dire qu&rsquo;\u00e0 Perma, nous avons d\u00e9j\u00e0 install\u00e9 deux (02) compagnies qui ont d\u00e9marr\u00e9 il y a \u00e0 peine un (01) mois. Elles vont d\u00e9marrer bient\u00f4t les recrutements. L&rsquo;exploitation de l&rsquo;or de Perma \u00e9tait faite par des orpailleurs clandestins, sans contrat. Par le pass\u00e9, c&rsquo;est vrai qu&rsquo;il y a une industrie \u00e0 laquelle un contrat a \u00e9t\u00e9 sign\u00e9 mais qui n&rsquo;est pas all\u00e9 au bout, compte tenu du cadre qui n&rsquo;\u00e9tait pas vraiment attrayant. A notre arriv\u00e9e, on a tout arr\u00eat\u00e9 pour reprendre \u00e0 z\u00e9ro. Avec l&rsquo;accompagnement de l&rsquo;UEMOA et de l&rsquo;Union Africaine, nous avons aujourd&rsquo;hui un code minier qui sera envoy\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Assembl\u00e9e nationale pour \u00e9tude et validation. Un code attractif qui puisse permettre \u00e0 n&rsquo;importe quel minier d&rsquo;o\u00f9 qu&rsquo;il vienne de s&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 notre pays. Et d\u00e9j\u00e0, nous avons \u00e0 notre porte beaucoup de compagnies mini\u00e8res, entre autres canadienne et australienne, pour \u00eatre au B\u00e9nin d&rsquo;ici quatre (04) mois. La mati\u00e8re existe. Il faut permettre aux compagnies de venir investir pour approfondir les recherches et maintenant \u00e9valuer la quantit\u00e9 avant que l&rsquo;exploitation proprement dite ne d\u00e9marre.<br \/>\nNous allons tout mettre en place pour que les g\u00e9n\u00e9rations futures puissent en b\u00e9n\u00e9ficier. Tout ce que nous faisons aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est pour les g\u00e9n\u00e9rations \u00e0 venir.<br \/>\n<em><strong>Et le p\u00e9trole b\u00e9ninois ?<\/strong><\/em><br \/>\nC\u2019est pareil pour le p\u00e9trole. Aujourd&rsquo;hui, nous avons un code qui vient d&rsquo;\u00eatre vot\u00e9 par l&rsquo;Assembl\u00e9e nationale, promulgu\u00e9 par le Chef de l&rsquo;\u00c9tat. Nous sommes dans la phase de l&rsquo;adoption de d\u00e9crets d&rsquo;application qui va \u00eatre faite courant avril. Nous avons environ vingt-et-une (21) compagnies p\u00e9troli\u00e8res dont les grandes qui s&rsquo;int\u00e9ressent \u00e0 nous.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<em><strong>C\u2019est dire que le sous-sol b\u00e9ninois est gorg\u00e9 de p\u00e9trole\u00a0?<\/strong><\/em><br \/>\nBien s\u00fbr, et elles (compagnies) savent mieux que nous-m\u00eames ce que nous avons comme richesse. Elles ont des donn\u00e9es qui balayent toute la c\u00f4te ouest-africaine dont notre pays. Nous avons onze (11) blocs p\u00e9troliers dont deux (02) en offshore c&rsquo;est-\u00e0-dire sur terre ferme et les neuf (09) autres en eau avec six (06) en eau profonde et trois (03) pas en eau profonde. Ces blocs sont convoit\u00e9s par ces compagnies p\u00e9troli\u00e8res qui viendront bient\u00f4t et nous allons asseoir quelque chose de potable avec toutes les r\u00e9formes qui sont op\u00e9r\u00e9es.<br \/>\nUn fonds de d\u00e9veloppement va \u00eatre cr\u00e9\u00e9 pour que toutes les ressources qui entrent, puissent \u00eatre trac\u00e9es. Chaque franc qui va entrer d\u00e9sormais par le biais du p\u00e9trole b\u00e9ninois sera trac\u00e9 non seulement par l&rsquo;autorit\u00e9 b\u00e9ninoise mais la banque centrale aussi va \u00eatre impliqu\u00e9e dans la gestion de ces ressources pour que tout le monde puisse comprendre que \u00e7a a \u00e9t\u00e9 g\u00e9r\u00e9 comme il se doit, comme l&rsquo;aime le Chef de l&rsquo;\u00c9tat, pour que notre pays puisse tirer ce profit que les autres pays qui nous entourent tirent du p\u00e9trole.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<em><strong>M. le Ministre, on ne va pas laisser le p\u00e9trole mais on va aussi \u00e9voquer les autres ressources mini\u00e8res comme le marbre, le fer de Loumbou-Loumbou. Qu\u2019en est-il par rapport \u00e0 ces ressources mini\u00e8res\u00a0; est-ce qu\u2019il n\u2019y en a plus ou il y en a toujours\u00a0?<\/strong><\/em><br \/>\nIl y en a toujours. Le marbre existe toujours. Nous en avons \u00e0 Idadjo, Sio, Bagounohoue et leur exploitation va d\u00e9marrer bient\u00f4t. Nous avons entrepris des d\u00e9marches vers des pays qui sont en avance sur nous et nous sommes accompagn\u00e9s actuellement. Les prospections ont \u00e9t\u00e9 faites sur le terrain. Il va y avoir l&rsquo;installation bient\u00f4t d&rsquo;une usine \u00e0 Glo-Djigb\u00e9 au niveau de la zone \u00e9conomique pour tailler, polir ce que nous avons comme pierres\u00a0; et Dieu seul sait que nous en avons\u00a0! En termes de granites, nous avons plus de quinze (15) vari\u00e9t\u00e9s qui jusqu&rsquo;ici, en dehors du goudron et des b\u00e2timents, ne servent \u00e0 rien. Si vous allez aujourd&rsquo;hui aux Champs-\u00c9lys\u00e9es, ce n&rsquo;est pas du pav\u00e9 mais de la pierre taill\u00e9e. On peut polir et mieux tailler nos pierres que ce qui est fait aux Champs-\u00c9lys\u00e9es et, cette expertise, nous l&rsquo;avons d&rsquo;un pays africain qui nous accompagne. L&rsquo;ann\u00e9e prochaine, \u00e0 pareil moment (avril 2021) si on n&rsquo;a pas fini d&rsquo;installer cette usine, elle serait presque en phase terminale pour d\u00e9marrer ses activit\u00e9s. \u00c0 ce niveau, c&rsquo;est l&rsquo;\u00c9tat qui prend le devant. L&rsquo;\u00c9tat va faire des investissements initiaux et demander maintenant \u00e0 ce que les op\u00e9rateurs \u00e9conomiques viennent prendre la rel\u00e8ve et, au fur \u00e0 mesure, vont rembourser tout ce que l&rsquo;\u00c9tat a eu \u00e0 investir. Dix (10) ans apr\u00e8s, on va commencer par percevoir les taxes et exporter aussi. Nous aussi, nous allons \u00eatre un consommateur parce que quand nous voyons nos trottoirs, pour la plupart du temps, c&rsquo;est du pav\u00e9 fabriqu\u00e9. On peut d\u00e9couper, tailler et poser. C&rsquo;est plus durable, plus beau et joli \u00e0 voir. Dans l&rsquo;Atacora aujourd&rsquo;hui, nous avons suffisamment de quartzite\u00a0; ce qui est rare dans la sous-r\u00e9gion. Quand ces pays qui nous apportent leur expertise d\u00e9barquent sur le terrain, ils se disent : \u00ab\u00a0comment vous pouvez avoir tout \u00e7a et ne pas l&rsquo;exploiter ?\u00a0\u00bb<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<em><strong>La crainte, M. le Ministre, tr\u00e8s souvent, cela ne profite qu\u2019aux \u00e9trangers et pas aux B\u00e9ninois.<\/strong><\/em><br \/>\nLe cadre r\u00e9glementaire que nous avons ne permet plus \u00e0 quelqu&rsquo;un de venir exploiter quoi que ce soit et partir sans que le B\u00e9nin ne prenne ce qui lui revient de droit\u00a0; parce qu\u2019avant que l&rsquo;int\u00e9ress\u00e9 ne commence, les r\u00e8gles sont bien d\u00e9finies et il ne peut pas avoir changement de r\u00e8gles en cours de jeu. C&rsquo;est pour \u00e7a que nous avons pris tout ce temps pour nous doter de tout l&rsquo;arsenal juridique qu&rsquo;il faut, et que les partenaires ont d\u00e9j\u00e0 en mains. Ils savent quelles sont les conditions d&rsquo;exploitation et d&rsquo;exercice de leur m\u00e9tier dans notre pays\u00a0; les ann\u00e9es \u00e0 venir, quelle est la part du B\u00e9nin, de la main-d&rsquo;\u0153uvre b\u00e9ninoise ? la part qui revient aux communaut\u00e9s riveraines ? Tout \u00e7a se d\u00e9finit clairement dans la loi que les parlementaires nous ont accompagn\u00e9s \u00e0 valider et promulgu\u00e9e par le chef de l&rsquo;\u00c9tat, en ce qui concerne le code p\u00e9trolier. Pour le code minier, nous allons retourner \u00e0 l&rsquo;Assembl\u00e9e bient\u00f4t pour obtenir ce quitus du parlement.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<em><strong>M. le Ministre, on va passer \u00e0 un autre grand projet\u00a0: le PIPELINE. Dites-nous comment le B\u00e9nin a pu gagner ce projet parce qu\u2019on n\u2019\u00e9tait pas all\u00e9 seul\u00a0?<\/strong><\/em><br \/>\nLorsqu&rsquo;un pays rassure tout le monde, les investisseurs y affluent. Aujourd&rsquo;hui, notre signature rassure, elle a de la valeur \u00e0 l&rsquo;international. Cela fait que les gens prennent le risque de venir au B\u00e9nin. Lorsqu&rsquo;une compagnie comme la CNPC, la plus grande compagnie p\u00e9troli\u00e8re de la Chine accepte de venir au B\u00e9nin, dites-vous en fait que ce n&rsquo;est pas parce qu&rsquo;on s&rsquo;appelle le B\u00e9nin ou on est amis. Ces soci\u00e9t\u00e9s n&rsquo;ont pas d&rsquo;amis, elles n&rsquo;ont que des int\u00e9r\u00eats et les int\u00e9r\u00eats pour les avoir, il faut aller dans les pays o\u00f9 on respecte l&rsquo;op\u00e9rateur \u00e9conomique qui vient investir des milliards de Francs CFA.<br \/>\nLe projet pipeline Niger-Benin, c&rsquo;est environ 600 milliards de FCFA d&rsquo;investissements priv\u00e9s o\u00f9 l&rsquo;\u00c9tat ne met un seul franc. Quelqu&rsquo;un ne peut pas venir faire \u00e7a pour nos beaux yeux, et notre coop\u00e9ration avec la Chine ne date pas d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. L&rsquo;assurance pour ces investissements existe aujourd&rsquo;hui. D&rsquo;abord la t\u00eate et, les textes l\u00e9gislatifs et r\u00e9glementaires qui accompagnent le PAG rassurent n&rsquo;importe qui. Et c&rsquo;est \u00e7a qui nous a permis de pouvoir faire la comp\u00e9tition, d&rsquo;\u00e9gal \u00e0 \u00e9gal avec les autres pays \u00e0 savoir le grand voisin (Nigeria), le Tchad et le Cameroun\u00a0; et le r\u00e9sultat est l\u00e0 aujourd&rsquo;hui. Le pipeline est au B\u00e9nin.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<em><strong>O\u00f9 en sommes-nous par rapport \u00e0 la r\u00e9alisation du pipeline ?<\/strong><\/em><br \/>\nCe projet a d\u00e9j\u00e0 d\u00e9marr\u00e9 puisque la tuyauterie est d\u00e9j\u00e0 l\u00e0, depuis le 23 f\u00e9vrier 2020, et stock\u00e9e au Port Autonome de Cotonou. Le transport a d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 sur tout le pays, dans les zones travers\u00e9es par le projet. C&rsquo;est au total 675 km de tuyauterie du Nord B\u00e9nin jusqu&rsquo;\u00e0 S\u00e8m\u00e8-Kpodji o\u00f9 nous allons avoir un quai qui va \u00eatre construit et o\u00f9 les navires p\u00e9troliers viendront transporter le p\u00e9trole qui quitte le d\u00e9sert nig\u00e9rien \u00e0 Agadem pour S\u00e8m\u00e8. Nous avons tout fait pour que le trac\u00e9 ne vienne pas perturber le quotidien des populations. Aujourd&rsquo;hui, nous sommes pr\u00eats mais l&rsquo;actualit\u00e9 du Covid-19 a frein\u00e9 les choses parce que les techniciens et les patrons du projet ne sont pas autoris\u00e9s \u00e0 quitter la Chine.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<em><strong>Quelles seront les retomb\u00e9es pour les B\u00e9ninois que nous sommes\u00a0?<\/strong><\/em><br \/>\nNos op\u00e9rateurs \u00e9conomiques vont beaucoup travailler. A commencer par les transporteurs qui, eux, ont d\u00e9j\u00e0 d\u00e9marr\u00e9. C&rsquo;est environ 700.000 tonnes de mat\u00e9riaux et mat\u00e9riels dont 320.000 tonnes pour le B\u00e9nin et le reste en direction du Niger. Nous participons au transport de tout ceci. En ce qui concerne la jeunesse, les ouvriers, les cadres dans le domaine financier, p\u00e9trolier, de la g\u00e9ologie, tout ce monde sera sur le projet. Il va y avoir un recrutement d&rsquo;environ trois mille (3000) personnes dont Cinq-Cents (500) qui vont \u00eatre de fa\u00e7on permanente pour la gestion du projet qui durera entre 35 et 40 ans minimum. Les projections ont \u00e9t\u00e9 faites sur la base de la quantit\u00e9 du p\u00e9trole disponible au Niger aujourd&rsquo;hui et les recherches se poursuivent. Ces quantit\u00e9s d\u00e9couvertes au fur et \u00e0 mesure ne sont pas encore prises en compte dans cette pr\u00e9vision\u00a0; c&rsquo;est pourquoi nous parlons de 40 ans minimum. Nous aussi, nous allons lancer nos grosses campagnes\u00a0; pas seulement en mer mais aussi sur terre ferme pour voir si nous n&rsquo;avons pas du p\u00e9trole \u00e0 Kandi, parce que c&rsquo;est le m\u00eame s\u00e9diment que le Niger. Donc nous accentuerons les recherches dans la zone de Kandi, Malanville et environs.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<em><strong>Devrait-on s\u2019attendre \u00e0 des transformations au niveau du visage des communes travers\u00e9es par le projet du pipeline\u00a0?<\/strong><\/em><br \/>\nLorsque le pipeline va \u00eatre construit, nous allons avoir trois stations de pompage et la plus grosse de ces stations se trouvera \u00e0 S\u00e8m\u00e8. Elle va occuper une superficie d&rsquo;environ 40 hectares sur laquelle seront construits des tanks pour stocker le p\u00e9trole en attendant que les navires ne viennent chercher. Il y aura beaucoup d&rsquo;autres choses qui vont \u00eatre construites et, tout autour, c&rsquo;est une zone qui na\u00eet. Nous avons la zone Franche industrielle qui est l\u00e0, donc \u00e7a entre v\u00e9ritablement dans les pr\u00e9visions de l&rsquo;\u00c9tat. Que \u00e7a soit au Niger comme au B\u00e9nin, l&rsquo;infrastructure qui sera \u00e9rig\u00e9e \u00e0 S\u00e8m\u00e8 sera la plus grosse et la plus importante.<br \/>\nEnsemble avec la partie chinoise et celle nig\u00e9rienne, nous allons d\u00e9compter chaque goutte de p\u00e9trole qui passe par S\u00e8m\u00e8 parce que nous aurons un droit de transit que nous allons prendre par baril. Nous sommes un couloir de passage mais nous tirons gros. Nous avons un droit de transit et sur 10 ans nous avons exon\u00e9r\u00e9 un certain nombre de taxes qui reviendront apr\u00e8s la dixi\u00e8me ann\u00e9e. C&rsquo;est des centaines de milliards de francs CFA que nous allons pr\u00e9lever pendant le reste de la p\u00e9riode d\u00e9di\u00e9e \u00e0 l&rsquo;exploitation.<br \/>\nLe plus important pour nous c&rsquo;est la main-d&rsquo;\u0153uvre, l&#8217;emploi qui sera cr\u00e9\u00e9 au profit de nos compatriotes qui, pour la plupart, n&rsquo;ont pas encore \u00e0 faire. Pour les op\u00e9rateurs \u00e9conomiques, il y en a qui vont travailler tout le temps sur le projet. Tout \u00e7a va d\u00e9velopper une autre industrie au B\u00e9nin. Sans avoir commenc\u00e9 la production de notre p\u00e9trole, le B\u00e9nin devient un pays o\u00f9 on parlera du p\u00e9trole r\u00e9guli\u00e8rement parce que la CNCP n&rsquo;est pas n&rsquo;importe qui. Et \u00e0 travers leur installation, d\u2019autres grosses compagnies ont frapp\u00e9 \u00e0 nos portes pour dire qu&rsquo;elles sont int\u00e9ress\u00e9es par notre p\u00e9trole. Nous sommes en pourparlers, nous continuons d&rsquo;\u00e9changer. Nous allons lancer notre propre secteur p\u00e9trolier qui n\u2019ira pas contre ce qui est l\u00e0 mais qui nous permettra de d\u00e9velopper davantage le secteur p\u00e9trolier b\u00e9ninois et cr\u00e9er donc autant d&#8217;emplois qu&rsquo;il faut, et aussi permettre \u00e0 notre pays de souffler \u00e9conomiquement et financi\u00e8rement.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<em><strong>M. le Ministre, on va aussi aborder l\u2019autre grand pan de votre d\u00e9partement minist\u00e9riel. C\u2019est bien s\u00fbr l\u2019EAU. On partira d\u2019abord dans les zones urbaines, sont-elles toutes concern\u00e9es\u00a0?<\/strong><\/em><br \/>\nAucune commune ne sera laiss\u00e9e pour compte dans le programme \u00ab Eau pour tous \u00e0 l&rsquo;horizon 2021\u00a0\u00bb.<br \/>\nNous avons d\u00e9cid\u00e9 de commencer par les zones de concentration que sont Cotonou, S\u00e8m\u00e8, Porto-Novo, Ouidah, Abomey-Calavi, le plateau d&rsquo;Abomey, Bohicon, Agbangnizoun, Za-Kpota, Zogbodomey, Djidja, Parakou, Djougou. Dans ces zones, nous sommes \u00e0 peu pr\u00e8s trois millions de personnes impact\u00e9es. Ce sont aussi des zones qui sont commercialement rentables pour la SONEB. Et le reste, qui est estim\u00e9 \u00e0 moins de deux millions d&rsquo;habitants, verra les travaux d\u00e9marrer d&rsquo;ici Mai.<br \/>\nEn 2017, au moment o\u00f9 on commen\u00e7ait v\u00e9ritablement, nous \u00e9tions face \u00e0 un chiffre de 89% de taux d&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;eau potable en milieu urbain. Mais on a d\u00e9cid\u00e9 de mieux faire le point et on s&rsquo;est rendu compte que v\u00e9ritablement on \u00e9tait qu&rsquo;\u00e0 55% de taux d&rsquo;acc\u00e8s. Les chiffres de d\u00e9part n&rsquo;\u00e9taient donc pas r\u00e9alistes. Au lieu de 2,7 millions, on s&rsquo;est rendu compte qu&rsquo;il faut donner de l&rsquo;eau potable \u00e0 4 millions de personnes en milieu urbain. Il faut 1,3million en plus pour couvrir l\u2019ensemble du territoire. Nous avons donc commenc\u00e9 le travail par Djougou qui est termin\u00e9 depuis 2018 et r\u00e9ceptionn\u00e9. Apr\u00e8s Djougou, nous sommes venus \u00e0 Parakou avec la r\u00e9ception de la premi\u00e8re phase du projet. Cette phase a r\u00e9gl\u00e9 la question de la mobilisation de la ressource et une extension sur environ 300 km. Il y a une seconde phase qui va d\u00e9marrer pour couvrir l&rsquo;enti\u00e8ret\u00e9 de la ville et les environs pour 600km de plus.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<em><strong>Avec les t\u00e9moignages des populations de Parakou et leur reconnaissance \u00e0 l\u2019endroit du chef de l\u2019Etat, \u00eates-vous satisfait du travail\u00a0?<\/strong><\/em><br \/>\nFace \u00e0 la joie de la population de Parakou, on ne dira pas qu&rsquo;on est encore satisfait parce que quand vous avez une seule personne qui n&rsquo;a pas d&rsquo;eau, on ne peut pas clamer victoire. Pour l&rsquo;instant, nous continuons notre travail. Et je le disais tant\u00f4t, en quittant la partie septentrionale, nous venons dans le centre.<br \/>\nAvec le partenaire japonais, nous avons r\u00e9gl\u00e9 le probl\u00e8me de Glazou\u00e9 \u00e0 environ 70% mais pas seulement Glazou\u00e9, mais aussi Dassa-Zoum\u00e8. Sav\u00e8 avait d\u00e9j\u00e0 de l&rsquo;eau. Aujourd&rsquo;hui, ces deux communes qui n&rsquo;en avaient pas du tout sont \u00e0 l&rsquo;abri. En dehors de \u00e7a, nous avons Savalou o\u00f9 il n&rsquo;y a pas d&rsquo;eau. Le barrage qui est exploit\u00e9 par la SONEB jusqu&rsquo;ici ne donne plus la quantit\u00e9 qu&rsquo;il faut pour satisfaire la population. Nous avons donc d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;aller chercher l&rsquo;eau souterraine et nous avons eu l&rsquo;accompagnement du gouvernement qui nous a permis de r\u00e9aliser un certain nombre de forages pour mobiliser la quantit\u00e9 compl\u00e9mentaire qu&rsquo;il faut. Aujourd&rsquo;hui, les installations sont en train de grandir et avec le contr\u00f4le du DG\/SONEB, d&rsquo;ici fin Mai 2020, nous allons r\u00e9ceptionner ces ouvrages et du coup r\u00e9gler la question de la ville de Savalou. Parall\u00e8lement \u00e0 tout \u00e7a et toujours dans les collines, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 de construire deux gros barrages. Le premier \u00e0 Ay\u00e9djoko qui est en cours de construction. Ces travaux qui ont d\u00e9j\u00e0 d\u00e9marr\u00e9 permettront de r\u00e9gler de fa\u00e7on d\u00e9finitive la question de l&rsquo;eau dans les Collines. Le second barrage \u00e0 Lifo, de 12 millions de m3, toujours dans le m\u00eame projet, va \u00eatre construit pour permettre de raccorder Savalou en cas de probl\u00e8me. Au total, nous aurons 14 millions de m3 en permanence.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<em><strong>M. le Ministre quand les travaux de ces deux barrages seront termin\u00e9s, on sortira le Zou et les collines de la s\u00e9cheresse hydrique\u00a0?<\/strong><\/em><br \/>\nNon, pas les deux d\u00e9partements mais les collines. Quand on quitte les Collines, nous venons dans le Zou que nous appelons le plateau d&rsquo;Abomey \u00e0 savoir Abomey, Bohicon, Djidja, Agbangnizoun, Zogbodomey, Za-Kpota. Nous sommes all\u00e9s chercher l&rsquo;eau \u00e0 Zogbodomey pour construire des stations de pompage et de traitement, des ch\u00e2teaux, de b\u00e2ches \u00e0 Bohicon et \u00e0 Abomey qui, aujourd&rsquo;hui, mobilisent environ 3700 m3 \u00e0 l&rsquo;heure\u00a0; ce qui d\u00e9passe de loin les besoins de ce plateau d&rsquo;Abomey aujourd&rsquo;hui. D&rsquo;ici 50 ans, c&rsquo;est pour alimenter environ 500.000 personnes en permanence. Tout ce que nous faisons, nous ne le faisons pas pour 10 ans mais pour la post\u00e9rit\u00e9. La mobilisation en termes d&rsquo;eau est compl\u00e8tement r\u00e9gl\u00e9e. Notre derni\u00e8re sortie, c&rsquo;\u00e9tait pour lancer la seconde phase qui va permettre de faire l&rsquo;extension c&rsquo;est-\u00e0-dire le r\u00e9seau tertiaire qui pourra permettre aux populations d&rsquo;avoir de l&rsquo;eau devant leur portail. Tout ceci est fait pour r\u00e9gler le probl\u00e8me de l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;eau potable pour tous \u00e0 l&rsquo;horizon 2021 en milieu urbain et dans le plateau d&rsquo;Abomey.<br \/>\nLorsque nous venons \u00e0 Calavi, l\u00e0 \u00e9galement, nous avons fini la premi\u00e8re phase en termes de mobilisation de la ressource en eau. \u00c0 Zinvi\u00e9, la station de pompage et de traitement est achev\u00e9e. Nous allons faire la r\u00e9ception dans quelques jours. Il nous restait que le branchement de la SBEE parce que tous les tests ont \u00e9t\u00e9 faits avec les groupes \u00e9lectrog\u00e8nes. Apr\u00e8s la r\u00e9ception, nous lancerons les deux autres phases, toujours pour la commune d&rsquo;Abomey-Calavi avec des extensions sur 30 km. La deuxi\u00e8me phase de ce projet est financ\u00e9e par les partenaires allemands, la KFW. Les travaux sont d\u00e9j\u00e0 en cours avec l&rsquo;entreprise CGC qui travaille dans les Collines, et la troisi\u00e8me phase va \u00eatre lanc\u00e9e d\u00e8s qu&rsquo;on aura r\u00e9ceptionn\u00e9 celle qui est achev\u00e9e. Donc on aura fini avec Calavi.<br \/>\n\u00c0 Porto-Novo, nous avons un souci qui est en cours de r\u00e8glement. La quantit\u00e9 d&rsquo;eau dont nous avons besoin dans la capitale n&rsquo;est pas disponible. La production est inf\u00e9rieure aux besoins aujourd&rsquo;hui exprim\u00e9s par les populations. Il faut donc r\u00e9gler la question, et avec la KFW toujours nous avons d\u00e9j\u00e0 lanc\u00e9 les travaux pour renforcer la mobilisation de la ressource en eau et les extensions vont suivre. Ce sera pour r\u00e9gler le probl\u00e8me de disponibilit\u00e9 en permanence de l&rsquo;eau\u00a0; pas seulement \u00e0 Porto-Novo mais jusqu&rsquo;\u00e0 S\u00e8m\u00e8-Kpodji et Ouidah.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<em><strong>Et Cotonou donc\u00a0?<\/strong><\/em><br \/>\nParlant de Cotonou, m\u00eame les quartiers raccord\u00e9s souffrent \u00e9norm\u00e9ment. Cela s&rsquo;explique par le fait que depuis plus de 20 ans, on n&rsquo;a pas fait les investissements qu&rsquo;il faut pour pouvoir r\u00e9pondre au boom d\u00e9mographique de Cotonou. Aujourd&rsquo;hui, nous avons une production qui est de 85.000 m3\/jour or nous sommes dans un besoin de 110.000 m3 minimum pour ceux qui sont branch\u00e9s. Quand vous prenez les quartiers p\u00e9riph\u00e9riques \u00e0 savoir Akpakpa, Fidjross\u00e8, c&rsquo;est l\u00e0 o\u00f9 les gens peinent \u00e0 avoir de l&rsquo;eau parce que les extensions qui ont \u00e9t\u00e9 faites, ce n&rsquo;est pas \u00e7a. \u00c7a doit \u00eatre beaucoup plus fort, plus dense que \u00e7a. Il faut les reprendre. Donc aujourd&rsquo;hui, avec le cabinet Merlin et la Banque Europ\u00e9enne d&rsquo;Investissement, l&rsquo;\u00e9tude technique pour pouvoir r\u00e9ellement ma\u00eetriser Cotonou est en cours. Le rapport sera d\u00e9pos\u00e9 d&rsquo;ici Novembre 2020 et en F\u00e9vrier 2021 nous allons amorcer r\u00e9ellement les travaux dans ces quartiers p\u00e9riph\u00e9riques. Nous allons construire un ch\u00e2teau d&rsquo;eau \u00e0 Akpakpa pour pouvoir r\u00e9gler la question de la baisse de tension dans cette zone pour qu&rsquo;en cas m\u00eame de coupure, la zone puisse \u00eatre aliment\u00e9e. Un autre ch\u00e2teau et une b\u00e2che seront construits \u00e0 Godomey pour permettre \u00e9galement de juguler la question en cas de coupure et de baisse de d\u00e9bit que nous vivons pratiquement dans tout Cotonou. Parall\u00e8lement \u00e0 \u00e7a, il va y avoir le renforcement c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;augmentation de la quantit\u00e9 qu&rsquo;il faut pour alimenter Cotonou et c&rsquo;est \u00e0 Ou\u00e8do que le travail va \u00eatre fait pour mobiliser la quantit\u00e9 suppl\u00e9mentaire qu&rsquo;il faut pour d\u00e9passer les 110.000 m3 de besoins journaliers. Nous irons au moins \u00e0 200.000m3 pour tenir compte des 50 ans de projection.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<em><strong>M. le Ministre, 2021 c\u2019est dans quelque jours\u00a0; est-ce que vous \u00eates s\u00fbr de pouvoir tenir ce pari\u00a0?<\/strong><\/em><br \/>\nLa vision du gouvernement est claire et nous sommes sur ce chemin. C&rsquo;est d&rsquo;assurer l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;eau potable \u00e0 toutes les populations du B\u00e9nin \u00e0 l&rsquo;horizon 2021. Notre horizon c&rsquo;est le 31 d\u00e9cembre 2021 et nous pensons pouvoir tenir le pari.<br \/>\n\u00c0 Cotonou il va y avoir aussi le renforcement au c\u0153ur de la ville pour pouvoir permettre \u00e0 ceux qui sont \u00e0 Kindonou et parfois V\u00e8doko o\u00f9 nous avons les stations d&rsquo;avoir de l&rsquo;eau en permanence. Une fois que la quantit\u00e9 dont on aura besoin sera mobilis\u00e9e, la question d&rsquo;eau ne se posera plus \u00e0 Cotonou.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<em><strong>Une chose est d\u2019avoir de l\u2019eau et l\u2019autre est de pouvoir l\u2019acheter. Ne pensez-vous pas qu\u2019il faut revoir les prix\u00a0?<\/strong><\/em><br \/>\nLe gouvernement travaille \u00e0 la mobilisation de la ressource en eau et aussi permettre \u00e0 toute la population de pouvoir s&rsquo;abonner. De 120.000 FCFA le branchement, nous sommes descendus \u00e0 50.000 FCFA et mieux, au lieu de verser les 50.000 FCFA en un seul trait, nous avons donn\u00e9 la possibilit\u00e9 aux populations de payer 20.000 FCFA \u00e0 la pose du compteur et \u00e9taler les 30.000 FCFA restants sur six (06) mois. Vous allez par exemple \u00e0 Bohicon aujourd&rsquo;hui, les demandes sont \u00e9normes. La soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 qui nous avions confi\u00e9 la mission de brancher les populations est \u00e0 pied d&rsquo;\u0153uvre pour aller tr\u00e8s vite parce que nous avions pris l&rsquo;engagement de brancher le consommateur dans les 72 heures apr\u00e8s le payement et lorsque la conduite passe devant votre maison. C&rsquo;est pareil \u00e0 Parakou.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<em><strong>On vous donne de l\u2019eau et si vous ne payez pas on vous coupe. N\u2019est-ce pas un paradoxe\u00a0?<\/strong><\/em><br \/>\nL&rsquo;eau est subventionn\u00e9e. Nous ne vendons pas l&rsquo;eau en milieu urbain \u00e0 sa vraie valeur parce que l&rsquo;eau est un bien social. Il faut permettre \u00e0 tous ceux qui vivent dans nos villes et environs d&rsquo;avoir acc\u00e8s \u00e0 ce liquide pr\u00e9cieux.<br \/>\nDonner de l&rsquo;eau potable \u00e0 tous les B\u00e9ninois \u00e0 l&rsquo;horizon 2021 demeure un engagement du gouvernement et on y est. La preuve, la pression qu&rsquo;on s&rsquo;est mise nous-m\u00eames nous permet d&rsquo;arriver \u00e0 bon port d&rsquo;ici le 31 d\u00e9cembre 2021.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<em><strong>M. le Ministre, parlons maintenant des zones rurales. Vous est-il arriv\u00e9 de boire de l\u2019eau de marigot\u00a0? Qu\u2019est-ce que \u00e7a vous fait\u00a0de voir en plein 21i\u00e8me si\u00e8cle les populations boire de l\u2019eau impropre \u00e0 la consommation\u00a0?<\/strong><\/em><br \/>\nOui, il nous est d\u00e9j\u00e0 arriv\u00e9 de boire de l&rsquo;eau de marigot. J&rsquo;ai grandi dedans. On a mal, tr\u00e8s mal de voir des populations boire cette eau. C&rsquo;est la raison d&rsquo;\u00eatre de tous ces projets que nous d\u00e9veloppons. On s&rsquo;active. On a fait beaucoup en termes de r\u00e9formes d&rsquo;abord, convaincre les partenaires, mobiliser les ressources et donner de l&rsquo;eau potable \u00e0 tout le monde. \u00c7a n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 chose facile. Il a fallu que le Chef de l&rsquo;\u00c9tat lui-m\u00eame prenne le devant pour convaincre les partenaires.<br \/>\nEn milieu rural, ce sont des barrages qu&rsquo;il faut aller construire. Il faut chercher l&rsquo;eau dans le sous-sol. Pour dimensionner les ouvrages, il faut d&rsquo;abord trouver la ressource. Donc il y a une large campagne qui a couvert pr\u00e8s de la moiti\u00e9 du pays pour mobiliser la ressource. Pour cette premi\u00e8re phase achev\u00e9e, les travaux de g\u00e9nie civil ont d\u00e9marr\u00e9 et permettront de relier beaucoup de villages avec un seul syst\u00e8me qu&rsquo;on appelle Syst\u00e8me d&rsquo;approvisionnement en eau potable multi-villages au lieu de faire une AEV par commune. Ces AEV qui existaient vont \u00eatre \u00e9galement r\u00e9habilit\u00e9es et les extensions vont suivre. Ce qui est int\u00e9ressant ici en milieu rural, c&rsquo;est que la deuxi\u00e8me phase va couvrir l&rsquo;enti\u00e8ret\u00e9 de ce qui reste et \u00e7a \u00eatre lanc\u00e9 bient\u00f4t pour permettre de finir avec les campagnes de forage pour la mobilisation de la ressource. C\u2019est beaucoup plus les arrondissements qui seront les plus impact\u00e9s en milieu rural.<br \/>\n\u00c0 la fin, on ne va pas confier tout \u00e7a aux gestionnaires d&rsquo;hier. Ils vont intervenir mais sous le couvert des professionnels du secteur dont le recrutement est en cours. Ce sont des priv\u00e9s qui ont fait leurs preuves dans ce domaine \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur. \u00c7a ne veut pas dire que le co\u00fbt de l&rsquo;eau va \u00eatre plus \u00e9lev\u00e9 parce qu\u2019aujourd\u2019hui, nos populations ach\u00e8tent l&rsquo;eau en milieu rural \u00e0 plus de 800f CFA le m3 ou 1000f CFA pendant la saison s\u00e8che. C&rsquo;est plus cher qu&rsquo;en ville et c&rsquo;est le paradoxe. En milieu urbain c&rsquo;est au plus \u00e0 400f FCFA le m3. Le gouvernement, avec \u00e0 sa t\u00eate le Pr\u00e9sident Patrice TALON, a d\u00e9cid\u00e9 de r\u00e9gler le probl\u00e8me de l&rsquo;eau en cinq (05) ans. Et nous mettons tout en \u0153uvre pour y arriver. Le plus dur, c&rsquo;est aussi comment maintenir le service pour les populations.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<em><strong>D\u00e9sormais le prix sera plus bas dans ces localit\u00e9s\u00a0?<\/strong><\/em><br \/>\nIl y a des \u00e9tudes qui sont en cours pour pouvoir \u00e9tudier les prix et comment maintenir les ouvrages, ce qui est d\u2019ailleurs le plus dur. Les tout derniers travaux vont \u00eatre engag\u00e9s entre Ao\u00fbt et Septembre 2020. \u00c7a nous permettra d&rsquo;avoir le temps de discuter avec les partenaires, les professionnels priv\u00e9s qui vont prendre en charge la gestion de ces ouvrages pour permettre de donner de l&rsquo;eau pour toujours \u00e0 nos populations. L&rsquo;\u00c9tat a ce souci de permettre \u00e0 chaque citoyen o\u00f9 qu&rsquo;il se trouve sur le territoire d&rsquo;avoir acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;eau.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<em><strong>Etant dit que ce sont les op\u00e9rateurs priv\u00e9s qui vont g\u00e9rer ces ouvrages, quels seront leurs rapports avec les communes\u00a0?<\/strong><\/em><br \/>\nCe qui est clair, l&rsquo;\u00c9tat jouera le r\u00f4le d&rsquo;arbitre entre ces op\u00e9rateurs priv\u00e9s et les communes. Il va y avoir des contrats qui seront sign\u00e9s sous le regard de l&rsquo;\u00c9tat entre ces partenaires et toutes les communes. Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est l&rsquo;agence qui fait le travail pour le compte du gouvernement. Ce n\u2019\u00e9tait pas l&rsquo;agence mais les communes qui le faisaient. Mais n&rsquo;ayant pas ce qu&rsquo;il faut en termes de comp\u00e9tences, tout \u00e7a a \u00e9t\u00e9 d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00c9tat. Donc, il y a une convention cadre que les communes ont sign\u00e9e avec l&rsquo;\u00c9tat central pour dire\u00a0: \u00ab\u00a0OK, faites le travail pour nous et une fois termin\u00e9, nous allons nous asseoir pour voir comment g\u00e9rer\u00a0\u00bb. Quelle est la r\u00e9trocession qui sera faite aux communes ? Ce qui est clair, le syst\u00e8me qui sera mis en place permettra pendant tout le temps de pouvoir donner de l&rsquo;eau aux populations. C&rsquo;est le plus important.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<em><strong>Quelles garanties ont donc les populations quant \u00e0 la qualit\u00e9 d\u2019eau qu\u2019on leur offre\u00a0?<\/strong><\/em><br \/>\nEn mati\u00e8re de qualit\u00e9, nous avons la meilleure qualit\u00e9 de l&rsquo;eau au B\u00e9nin et vous pouvez questionner l&rsquo;OMS. Il y a des indications qui sont donn\u00e9es et que nous respectons scrupuleusement. Mais il peut arriver des situations, des casses ou un probl\u00e8me technique et cela se corrige en 24 voire 48 heures.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<em><strong>Quelle est donc la place de la GIRE en mati\u00e8re de gestion d\u2019eau ?\u00a0<\/strong><\/em><br \/>\nAujourd&rsquo;hui, nous avons environ onze (11) barrages dont les projets ont d\u00e9marr\u00e9. Dans le bassin du Niger avec deux projets\u00a0; le premier financ\u00e9 par la BOAD qui est le PEDISA avec 04 barrages. Le second financ\u00e9 par la BAD avec 03 barrages nouveaux \u00e0 construire et 16 autres \u00e0 r\u00e9habiliter pour permettre de contenir le p\u00e2turage dans la partie septentrionale afin d&rsquo;\u00e9viter les conflits observ\u00e9s annuellement. En dehors de \u00e7a, nous avons 11 autres barrages que nous allons construire sur le fleuve Ou\u00e9m\u00e9 pour permettre de mobiliser pr\u00e8s de trois milliards de m3 d&rsquo;eau qui se d\u00e9versent chaque ann\u00e9e sur Cotonou et qui viennent inonder la partie basse de la vall\u00e9e de l&rsquo;Ou\u00e9m\u00e9. \u00c0 terme, il y aura trois barrages hydro\u00e9lectriques. Le premier \u00e0 Dogo bis, c&rsquo;est le plus avanc\u00e9. Un autre \u00e0 Vossa dans les collines et le dernier \u00e0 B\u00e9t\u00e9rou. Tous ces barrages vont permettre de dompter le fleuve Ou\u00e9m\u00e9.<br \/>\nEn dehors de tout \u00e7a, il y a la r\u00e9forme au niveau de la Direction G\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;Eau. Nous nous appr\u00eatons \u00e0 mettre en place une autre structure qui va s&rsquo;occuper de la gestion de l&rsquo;eau de nos barrages. Le gouvernement a donc mis en place tout le m\u00e9canisme qu&rsquo;il faut pour pouvoir r\u00e9gler la question de l&rsquo;eau d\u00e9finitivement dans notre pays.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<em><strong>Il y a une question qu\u2019on occulte souvent. C\u2019est la question de l\u2019assainissement. Si vous donnez de l\u2019eau \u00e0 boire aux populations et qu\u2019elles v\u00e9g\u00e8tent dans l\u2019insalubrit\u00e9, elle va toujours boire de l\u2019eau impropre, M. le Ministre\u00a0?<\/strong><\/em><br \/>\nL&rsquo;ODD Num\u00e9ro 6 ce n&rsquo;est pas seulement l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;eau potable \u00e0 l&rsquo;horizon 2030, c&rsquo;est aussi l&rsquo;assainissement de l&rsquo;eau et l\u00e0-dessus, le gouvernement a avanc\u00e9. Nous avons recrut\u00e9 un expert qui a fini son travail et la pr\u00e9sentation sera faite au gouvernement bient\u00f4t. Le document est d\u00e9j\u00e0 disponible aupr\u00e8s de tous les membres du gouvernement. Nous allons programmer et une fois que le document sera adopt\u00e9, nous allons passer \u00e0 la phase de mise en \u0153uvre de tout ce qui aura \u00e9t\u00e9 retenu comme projets. La Banque mondiale, la BAD sont des partenaires qui nous relancent quotidiennement parce que lorsque vous donnez de l&rsquo;eau, sachez que ceux qui boivent doivent rejeter. Donc si on donne de l&rsquo;eau \u00e0 100% de nos populations, on doit s&rsquo;attendre \u00e0 un autre ph\u00e9nom\u00e8ne si on ne g\u00e8re pas correctement \u00e0 savoir les maladies hydriques. Et si on veut \u00e9viter \u00e7a, il faut r\u00e9gler la question de l&rsquo;assainissement et le gouvernement s&rsquo;y att\u00e8le.<br \/>\nLa station de traitement de boue de vidange a d\u00e9marr\u00e9 \u00e0 S\u00e8m\u00e8. Il y a une autre qui va d\u00e9marrer \u00e0 Calavi avec la KFW, et aussi une station a d\u00e9marr\u00e9 \u00e0 Parakou, financ\u00e9e par le gouvernement. En milieu rural, c&rsquo;est l\u00e0 o\u00f9 les partenaires veulent nous accompagner r\u00e9ellement pour que chaque foyer puisse g\u00e9rer ce qu&rsquo;il produit comme eau us\u00e9e.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<em><strong>Vous avez certainement quelque chose \u00e0 dire aux populations. Vous avez dit que tout le monde aura l\u2019eau potable d\u2019ici 2021, M. le Ministre.<\/strong><\/em><br \/>\nNous r\u00e9it\u00e9rons notre engagement, nous allons r\u00e9ellement r\u00e9gler la question de l&rsquo;eau au B\u00e9nin d&rsquo;ici 2021. Pour les communes en milieu urbain qui n&rsquo;ont pas encore vu les machines d\u00e9blayer le terrain, je dis bien que les travaux vont \u00eatre lanc\u00e9s bient\u00f4t. Le processus de recrutement est termin\u00e9 et nous-m\u00eame nous allons nous y rendre pour leur dire que les travaux d\u00e9marrent et faire le suivi avec les autorit\u00e9s locales et les populations \u00e0 la fois. Par la gr\u00e2ce de Dieu, nous pensons r\u00e9pondre \u00e0 la fourniture de l&rsquo;eau potable en 2021 \u00e0 tous nos concitoyens o\u00f9 qu&rsquo;ils se trouvent sur le territoire national.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Ministre de l\u2019Eau et des Mines, Samou S\u00e9idou Adambi lors de son passage sur l\u2019\u00e9mission \u00ab\u00a0LE TEMPS DES MOISSONS\u00a0\u00bb a mis en exergue les performances remarquables r\u00e9alis\u00e9es sur le chantier de la fourniture d\u2019eau potable, mais aussi au plan des mines. 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