Entrepreneuriat en Afrique : La Fondation Tony Elumelu s’apprête à dévoiler sa promotion 2026
Avec plus de 265 000 candidatures pour seulement 3 200 places, le programme TEF confirme son rôle de moteur incontournable de l’innovation sur le continent.
Par : Is-Deen TIDJANI
© BOULEVARD DES INFOS
Le dimanche 22 mars marquera une étape décisive pour la jeunesse africaine avec l’annonce officielle de la promotion 2026 du programme d’entrepreneuriat de la Fondation Tony Elumelu (TEF). Cette annonce fait suite à une rencontre virtuelle de haut niveau entre la Directrice Générale de la Fondation, Somachi Chris-Asoluka, et des journalistes issus de tout le continent.
Un engouement sans précédent
L’ampleur de l’attente est à la mesure des chiffres révélés lors de cette session Zoom : environ 3 200 entrepreneurs ont été sélectionnés cette année parmi plus de 265 000 candidats à travers l’Afrique. Ce record témoigne de la vitalité de l’esprit d’entreprise sur le continent, mais met aussi en lumière le déficit de financement persistant auquel sont confrontées les petites et moyennes entreprises.
« L’Afrique regorge d’idées et d’innovations », a affirmé Somachi Chris-Asoluka, tout en soulignant le besoin urgent d’investissements plus importants pour aider ces entreprises à prospérer.
Un modèle d’accompagnement complet
Fondé en 2015 par l’homme d’affaires Tony O. Elumelu, le programme TEF ne se limite pas à un simple soutien financier. Chaque lauréat recevra un capital de démarrage non remboursable de 5 000 $, mais bénéficiera également d’une formation commerciale, d’un mentorat et d’un accès à un puissant réseau panafricain.
Pour la Directrice Générale, l’impact dépasse le financement : il s’agit de renforcer les capacités à long terme et de créer un environnement propice à l’innovation via des partenariats stratégiques avec les gouvernements et le secteur privé.
Priorité à l’inclusion et au mérite
Interrogée sur la représentativité régionale, notamment le cas de marchés plus modestes comme la Sierra Leone, Somachi Chris-Asoluka a réaffirmé que la sélection est strictement fondée sur le mérite et la transparence. Elle a assuré que les secteurs clés tels que l’agriculture, la technologie, la santé, l’éducation et les énergies renouvelables sont largement représentés, même dans les pays moins desservis. La Fondation étudie d’ailleurs des moyens d’étendre sa présence dans ces zones par des partenariats accrus.
Le rôle crucial des médias
La Fondation mise également sur la collaboration avec les médias pour transformer le récit sur le développement de l’Afrique. « En racontant des histoires authentiques d’innovation et de résilience, on inspire les autres et on attire des investissements dans les écosystèmes locaux », a expliqué le PDG.
Alors que l’attente grandit avant l’annonce de dimanche, la Fondation Tony Elumelu reste fidèle à sa conviction profonde : le plus grand atout du continent réside dans l’ingéniosité et le potentiel de sa population.





