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Bénin : SOS Civisme Bénin et Groupe Banouto vulgarisent les mécanismes d’accompagnement des victimes de VBG et de corruption sexuelle à Cotonou

Dans le cadre du projet «Stop corruption, Stop VBG», le Consortium SOS Civisme Bénin-Groupe Banouto a initié Mercredi 18 Mars 2026 à Cotonou, une campagne d’information et de vulgarisation des mécanismes d’accompagnement des victimes de violences basées sur le genre et de la corruption sexuelle. À cette occasion, plusieurs participants composés de personnes handicapées (personnes à motricité réduite, malvoyants, aveugles ou amblyopes, etc…), femmes, jeunes filles et responsables de confections religieuses, ont été outillés sur les spécificités des différentes loi qui encadrent la protection des femmes et filles en République du Bénin, afin de faire de ces derniers, des acteurs majeurs dans la chaîne de lutte contre la corruption sexuelle, la sextorsion et autres formes de VBG.

Par : Is-Deen TIDJANI
© BOULEVARD DES INFOS

Les participants à l’atelier d’informations et de vulgarisation des mécanismes d’accompagnement des victimes de violences basées sur le genre (VBG) n’ont pas regretté leur présence à ladite séance. En effet, ils ont été informés sur les VBG et sensibilisés sur les mécanismes de dénonciation et de prise en charge des victimes des VBG.
L’atelier s’inscrit dans le cadre du projet « Stop corruption, Stop VBG ». Mis en œuvre par le consortium SOS Civisme Bénin et l’entreprise de presse Banouto, ce projet est financé par le Fonds de lutte contre la corruption, projet mis en œuvre par Expertise France et financé par l’Agence française de développement. Il vise à lutter contre la corruption et les VBG avec un accent sur la corruption sexuelle et la sextorsion. Les activités du projet s’étendent sur une période de 18 mois et couvrent les communes d’Abomey-Calavi, Cotonou, Parakou et Porto-Novo.

Quelques participants à la séance de sensibilisation à Cotonou © BOULEVARD DES INFOS

À l’ouverture, Rémus Araba, membre du comité de gestion du projet, a décliné le but de la séance . À l’en croire, « l’objectif poursuivi à travers cette rencontre est de partager avec les participants, les différents mécanismes pour dénoncer les faits de corruption sexuelle et de violences basées sur le genre ».
Mireille Lokossou, Chef du Guichet unique de protection sociale (GUPS) de Sainte Cécile, a mis un accent sur la problématique que constituent les VBG. « C’est un sujet vraiment important et une problématique à laquelle nous sommes confrontés tous les jours. », a-t-elle fait savoir.
Christelle Modukpè Oniodjè, Chargée égalité et genre du projet, a présenté une communication sur les violences basées sur le genre. Dans une méthodologie participative (avec les participants), elle a énuméré les différentes violences et mis un accent sur la corruption sexuelle et la sextorsion qui touchent particulièrement les femmes et les filles.
Elle a expliqué que la corruption sexuelle est un échange abusif de « sexe contre service ». La sextorsion, a-t-elle fait savoir, est quant à elle une forme de chantage dans laquelle l’auteur menace la victime de publier ses images intimes. Christelle Modukpè Oniodjè a montré que ces fléaux aux graves conséquences sur les victimes sont punis par la loi mais qui prospèrent, souvent pour faute de dénonciation. Elle a souligné la nécessité pour les victimes et témoins de briser le silence.

Dans ce sens, Mireille Lokossou, Chef du GUPS de Sainte Cécile donne des informations clés. Entre autres, l’existence de numéros verts (114 et 138). L’appel à ces numéros est gratuit. Il existe également un numéro WhatsApp (+229 01 51 07 88 88) et un site de dénonciation à savoir denonciation.bj. Les victimes peuvent également se rendre auprès des structures compétentes à savoir la police républicaine, le Centre national d’investigation numérique (CNIN) et de l’Institut national de la Femme (INF) pour dénoncer.
Mireille Lokossou encourage tous les participants à dénoncer tous les cas de VBG tout en rassurant de ce que « l’anonymat de ceux qui ne veulent pas dénoncer à visage découvert sera préservé.»

Des mécanismes de prise en charge des victimes

Les dispositions mises en place par les autorités béninoises ne se limitent pas qu’à la dénonciation des faits. Des mécanismes pour la prise en charge des victimes ont été développés. Les mécanismes prennent en compte la prise en charge sanitaire et psychologique des victimes, l’accompagnement sur le plan judiciaire et la réinsertion.

Pour bénéficier de la prise en charge, il suffit pour les victimes de se rendre au commissariat de police, ou guichet unique de protection sociale (GUPS) ou encore au Centre Intégré de prise en charge des Violences Basées sur le Genre (CIPEC-VBG).

Quelques participants à la séance de sensibilisation à Cotonou © BOULEVARD DES INFOS

La cheffe du GUPS de Sainte Cécile a souligné que pour bénéficier de la prise en charge, il n’y a rien à débourser par les victimes.

Au terme de cette campagne de sensibilisation, organisateurs et participants restent convaincus que les pratiques liées aux VBG et surtout les mentalités changeront progressivement au regard des mesures dissuasives et répressives mises en place par le législateur.

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