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Bénin : Les parlementaires de la CEDEAO discutent des mécanismes de financement de la santé

En République du Bénin, Cotonou, la capitale économique, accueille depuis mercredi 25 Mars 2026, une importante rencontre des parlementaires ressortissants des pays membres de la CEDEAO. Durant trois jours, les participants sous la houlette des responsables de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé, sont appelés à élaborer des mécanismes appropriés pour un financement domestique durable de la santé.

Par : Is-Deen TIDJANI
© BOULEVARD DES INFOS

La mission qui regroupe les partenaires de la CEDEAO à Cotonou est claire et précise. Elle vise à mobiliser des ressources domestiques pour le financement de la santé et l’amélioration des indicateurs sanitaires dans la sous-région.
La rencontre de haut niveau s’aligne dans la dynamique de renforcement des engagements politiques pris en faveur d’un financement durable des systèmes de santé.

Thématique inspirante !

Les reflexions de Cotonou tournent autour du thème central intitulé : « Parlementaires de la CEDEAO pour la mobilisation des ressources domestiques en santé et l’amélioration des indicateurs». Elles ambitionnent de repenser les mécanismes de financement de la santé dans un contexte marqué par des défis persistants liés aux maladies transmissibles, aux urgences sanitaires et à la fragilité des systèmes de santé.

À l’ouverture des travaux, Abou Torou, représentant du président de l’Assemblée Nationale, a, au nom de ce dernier, a salué l’initiative de l’OOAS, soulignant qu’elle traduit une volonté politique forte de faire de la santé une priorité budgétaire. Il a également insisté sur le rôle déterminant des parlementaires dans l’adoption de lois favorables à l’augmentation des ressources nationales dédiées à la santé, ainsi que dans le contrôle de l’action gouvernementale pour une gestion plus efficace et transparente des fonds publics.

Place aux actions fortes

Le Professeur Benjamin Hounkpatin, Ministre de la santé abonde dans le même sillage que le Président de l’Assemblée Nationale.
Pour la première autorité ayant la charge du bien-être des béninois, « (…) la santé n’est pas une dépense sociale parmi tant d’autres. Elle est le format même du développement durable, de la stabilité sociale et de la prospérité économique. Comme nous le rappelle M. Mandela, la santé ne doit pas être un privilège, mais un droit fondamental pour chaque être humain. C’est autour de cette exigence morale et politique que nous nous réunissons aujourd’hui pour assurer un financement durable de la santé de l’Ouest, afin d’améliorer concrètement la vie de nos populations.»

Le Ministre Hounkpatin insiste par la même occasion que « (…) nos États ont reconnu une vérité essentielle. Aucun système de santé ne peut être durable s’il dépend majoritairement des financements extérieurs. La pandémie récente de la COVID-19, les crises économiques mondiales et les tensions géopolitiques ont révélé une réalité sans équivoque. La souveraineté sanitaire commence par la souveraineté financière.»

Pour finir, il convie les participants à faire des choix éclairés, responsables et historiques étant donné que « (…) La mobilisation des ressources domestiques pour la santé n’est pas seulement une question technique, elle est profondément politique et stratégique. Elle exige une allocation budgétaire renforcée et efficiente, une gestion rigoureuse et transparente, un contrôle parlementaire effectif et une redevabilité accrue envers les citoyens. Honorables parlementaires, votre rôle est déterminant. En effet, votre rôle est de légiférer en faveur des mécanismes de financement durable, d’orienter les politiques fiscales, de garantir la transparence dans l’utilisation des fonds et assurer le suivi des engagements régionales.»

Tout comme le Ministre Hounkpatin, le Directeur Général de l’organisation Ouest-africaine de la Santé (OOAS), Dr Melchior Athanase Aïssi, a axée son intervention sur l’urgence de renforcer le financement domestique des systèmes de santé en Afrique de l’Ouest.
Au pupitre, il a rappelé les impondérables qui s’imposent au système sanitaire dans la sous-région malgré les engagements pris par les États depuis le sommet d’Abuja.
Convaincu que le tir doit être corriger, il appelle les représentants de tous les pays de la CEDEAO à opérer un changement de paradigme en mobilisant efficacement leurs ressources internes. Parce qu’il ne s’agit plus selon lui, de s’interroger sur la nécessité de cette mobilisation, mais sur les mécanismes à mettre en place pour la rendre durable, transparente et sécurisée. Les travaux prennent fin vendredi 27 mars 2026.

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