Échos de la Marina : Wadagni propulse le « Label Bénin » d’Addis-Abeba à N’Djamena jusqu’à la Banque mondiale
Les Échos de la Marina de cette semaine s’articulent autour de trois rendez-vous majeurs du chef de l’État Romuald Wadagni. Le lundi 13 juillet 2026, le président béninois s’est rendu en Éthiopie pour une visite de travail. Le mercredi 15 juillet, il était au Tchad pour une visite d’État avec son homologue, le président Mahamat Déby Itno. En fin de matinée du vendredi 17 juillet 2026, il a reçu une importante délégation de la Banque mondiale conduite par Anna Bjerde, directrice générale des opérations du Groupe de la Banque mondiale. Grands enseignements d’un rendez-vous entre l’Afrique et le monde.
Par : Is-Deen TIDJANI
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En trois rendez-vous stratégiques en moins d’une semaine, le président Romuald Wadagni a illustré la nouvelle trajectoire du Bénin : celle d’un pays qui assume son attractivité et s’impose comme une référence en matière de réformes en Afrique. Éthiopie, Tchad, Banque mondiale. Trois scènes, un même message : le « Label Bénin » s’exporte et convainc.
Addis-Abeba : le Bénin en chaire magistrale sur l’industrialisation
Le lundi 13 juillet 2026, direction l’Éthiopie. Invité d’honneur de la retraite stratégique d’Afreximbank, le président Wadagni a ouvert un panel au titre sans détour : « Pourquoi les gouvernements échouent toujours à s’industrialiser ».

Devant les grands argentiers du continent, le chef de l’État béninois a partagé la méthode Cotonou : discipline budgétaire, climat des affaires assaini et zones économiques spéciales comme levier. Il a détaillé les facteurs de réussite, mais aussi les pièges à éviter pour ne pas saborder les réformes. L’échange avec le vice-Premier ministre Tiruneh Temesgen et le PDG d’Afreximbank, Dr George Elombi, confirme la montée en puissance du Bénin dans la finance panafricaine.
Le tête-à-tête avec le Premier ministre Abiy Ahmed au Palais Menelik a scellé la volonté de renforcer l’axe Cotonou – Addis-Abeba. Une visite qui place le Bénin au cœur des grandes discussions économiques du continent.
N’Djamena : l’eau et la diplomatie au service de l’axe Cotonou-Tchad
Le mercredi 15 juillet, cap sur le Tchad. Au Forum international de l’eau, Romuald Wadagni a porté la voix d’un Bénin engagé sur la gestion durable des ressources hydriques. En marge du sommet, l’entretien avec le président Mahamat Déby Itno est venu consolider un partenariat Sud-Sud pragmatique.

L’eau, l’énergie, la sécurité alimentaire : des défis communs qui rapprochent les deux capitales. Le Bénin démontre qu’il sait répondre aux enjeux sahéliens et proposer son expertise en matière de gouvernance et de projets structurants.
Cotonou : la Banque mondiale valide la trajectoire 2026-2036
Point d’orgue de la semaine : le vendredi 17 juillet au Palais de la Marina. Le président a reçu Anna Bjerde, directrice générale des opérations du Groupe de la Banque mondiale. Le signal est fort.

Trois annonces majeures sont à retenir au terme de cette rencontre. La première est le lancement du Partenariat Pays 2026-2036, un cadre décennal aligné sur la Vision 2060 du Bénin pour une transformation économique durable. La deuxième annonce forte est la signature de nouveaux accords. Des financements ont été actés pour les projets Dogo Bis, Prime Gaz, Dares et Alafia, couvrant l’énergie, la nutrition et l’inclusion. Enfin, une priorité à l’agriculture retient l’attention des partenaires. Désormais, productivité, revenus des producteurs et résilience rurale sont érigés en leviers pour éradiquer l’extrême pauvreté.
Ce que ça dit du Bénin aujourd’hui
Cette séquence diplomatique n’est pas anodine. Elle traduit indiscutablement trois réalités qui suscitent la curiosité à l’international :
La première est la crédibilité réformiste du Bénin. Être invité à donner la leçon sur l’industrialisation à Addis-Abeba, c’est la reconnaissance que le modèle béninois fait école. La GDIZ de Glo-Djigbé, les réformes fiscales et la lutte contre la corruption forgent ce « Label Bénin » que les institutions scrutent.
Sur un autre plan, c’est la diplomatie d’influence du pays sous le magistère du président Romuald Wadagni qui est reconnue et saluée. De l’Éthiopie au Tchad, Cotonou tisse des alliances ciblées sur des sujets vitaux comme l’eau et l’industrie. Le Bénin ne subit plus l’agenda africain, il le trace et y contribue fortement.
Enfin, la troisième leçon est la confiance des bailleurs et partenaires techniques. Un partenariat sur 10 ans avec la Banque mondiale, ce n’est pas seulement un chèque en blanc, mais surtout un vote de confiance rare. Les projets actés touchent l’énergie, la jeunesse et l’agriculture, piliers d’une croissance inclusive que réclament les marchés et les partenaires.
En somme, en une semaine, le président Romuald Wadagni a vendu mieux qu’un pays : une méthode. Celle d’un Bénin stable, réformateur et ambitieux, qui rassure les institutions financières mondiales et attire les capitaux. Le label prend de la valeur. Et le monde regarde, admiratif, un Bénin qui se construit dans la structuration et l’abnégation.
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