Nigéria : Les leaders de l’opposition dénoncent une manœuvre électorale de Tinubu
Par : Is-Deen TIDJANI
© BOULEVARD DES INFOS
Au Nigéria, une autre réforme du Président Ahmed Bola Tinubu fait l’objet de vives critiques. Il s’agit de la réforme relative à la loi électorale, dans le cadre du scrutin de 2027. Jeudi 26 Février 2026, plusieurs responsables de partis politiques d’opposition sont montés au créneau pour dénoncer la réformes de la loi électorale et rejeter avec énergie cette manœuvre du Président Ahmed Bola Tinubu.

Depuis le Transcorp Hilton à Abuja, Atiku Abubakar, Peter Obi, Rotimi Amaechi, Rauf Aregbesola et d’autres dirigeants de l’ADC, y compris son président national David Mark, ont donné une conférence de presse afin d’aborder des préoccupations cruciales concernant la loi électorale amendée et promulguée par le Président Tinubu.
Ces leaders de l’opposition (regroupés sous la bannière de l’ADC pour les élections de 2027) rejettent la nouvelle loi électorale de 2026. Ils dénoncent particulièrement les dispositions permettant un retour à la transmission manuelle des résultats en cas de défaillance technique. Les opposants au régime d’Abuja entrevoient à travers cette manœuvre, un risque de fraudes massives pour les prochaines échéances électorales.

Plus concrètement, les chefs de l’opposition, l’ADC et le NNPP, ont conjointement rejeté la loi électorale amendée, avertissant que ce projet de loi représente une grave menace pour la démocratie nigériane.
En rang serré, ces dirigeants ont appelé les Nigérians à rejeter la loi électorale, en particulier l’article 60 (3) qui encourage la Commission électorale nationale indépendante (INEC) à adopter une transmission manuelle au lieu d’une transmission électronique obligatoire en temps réel des résultats sur le portail IREV, sous prétexte de défaillance du réseau dans un pays bénéficiant d’une couverture Internet de plus de 90%.
À travers leur sortie médiatique, les leaders de l’ADC et du NNPP rejettent également l’article 84 (2) qui impose aux partis politiques un mode d’élection primaire direct ou par consensus.





