Par : Is-Deen TIDJANI
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Au Nigéria, le Président Bola Ahmed Tinubu a approuvé, le Mercredi 25 Février 2025, une décision qui suscite déjà de vives critiques. Il s’agit de la décision portant prolongation d’une année, soit du 26 février 2026 au 25 février 2027, de l’interdiction d’exporter des noix de karité brutes.
Concrètement, la décision qui a été en vigueur depuis plusieurs mois, interdit l’exportation du moindre kilogrammes de noix de karité sans sa transformation en produits dérivés. Mais déjà, des critiques fusent pour dénoncer une décision sans accompagnement réel.
Décision critiquée !
La mesure du président Tinubu est normalement prise pour le bonheur des acteurs du secteur. Mais des voix critiques estiment qu’elle n’arrange en rien les premiers acteurs qui sont carrément pénalisés. Selon Idris Haruna, un influenceur Nigerian et analyste politique, cette mesure n’est pas prise pour véritablement arranger les principaux acteurs opérant dans ce milieu. «Bien que l’objectif de la prolongation de l’interdiction d’exporter des noix de karité brutes soit sans doute de stimuler la transformation locale, cette mesure révèle une mauvaise planification et un manque de vision.» a-t-il critiqué au travers d’un tweet sur le média X.
L’influencer poursuit sous un ton pamphlétaire : « (…) Interdire purement et simplement les exportations sans garantir une capacité de transformation suffisante, des infrastructures adéquates ou un soutien aux producteurs ruraux risque de nuire précisément à ceux que cette politique est censée aider.»
Inconvénients
Dans son analyse de la situation, Idris Haruna rappelle que la mesure de prolongation de cette d’interdiction pénalise une grande masse opérant dans ce milieu au profit d’une minorité. Il soutient que « (…) Les petits exploitants agricoles et les femmes qui dépendent des ventes de karité pourraient voir leurs revenus diminuer, tandis que les intermédiaires et quelques transformateurs pourraient en tirer un profit disproportionné».
Propositions
Pour ajuster la décision du président Tinubu et lui donner un caractère plus ou moins humaniste, Idris Haruna propose une piste de solution. « (…) De telles politiques nécessitent une mise en œuvre rigoureuse et des stratégies claires, faute de quoi elles se transforment en une restriction imposée d’en haut qui pénalise les Nigérians ordinaires au lieu de favoriser une véritable croissance économique.» Les regards sont désormais tournés vers le président pour des solutions aux préoccupations soulevées.





