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Bénin : Africheck mobilise plusieurs journalistes autour du fack-checking à l’ère de l’IA

Cotonou accueille depuis le 14 mai 2026, une formation en fack-checking. Organisée par Africheck, cette formation de deux jours regroupe une vingtaine de professionnels des médias autour du thème : « Vérification des faits, analyse visuelle et déconstruction de la désinformation à l’ère de l’IA».

Par : Is-Deen TIDJANI
© BOULEVARD DES INFOS

La propension de la désinformation amplifier par l’utilisation de l’intelligence artificielle, requiert des professionnels des médias, une préparation pour contrer le fléau. C’est l’objectif visé par Africheck, en organisant une formation de «vérification des faits, analyse visuelle et déconstruction de la désinformation à l’ère de l’IA» à l’intention d’une vingtaine de journalistes de la radio, de presse écrite, de presse en ligne et des télévisions à Cotonou.
Donis Ayivi, membre de Africheck, structure organisatrice de cette formation, rappelle que l’objectif principal de ces assises qui prennent fin le vendredi 15 mai 2026, est d’outiller les professionnels à mieux cerner les contours du fact-Cheking, ainsi que les démarches à emprunter par le professionnel (journaliste) pour vérifier l’authenticité d’une information.

Notions et outils de bases

La formation de renforcement de capacités a été assurée par Josaphat Finongbé, journaliste d’investigation, formateur francophone en fact-checking et vérification des faits à Code for Africa (CFA) et éditeur à PESACHEC, un média de vérification des faits en Afrique.
A l’œuvre, il a, avec la méthodologie participative, outillé les professionnels des médias sur la question du fact-checking, la vérification des faits, et partagé avec ces derniers, quelques outils qu’ils peuvent utiliser pour la vérification des faits.

Plus concrètement, il s’est agit pour lui, de revisiter avec les participants, les notions élémentaires du fact-checking, mais également, les outils avancés disponibles en open source, pouvant leur permettre, de leur position dans leurs rédactions respectives, de procéder à des vérifications de faits afin de véritablement distinguer le vrai du faux, et apporter la vraie information à leur public et à leur communauté.

« (…) l’atelier de Cotonou va durer deux jours, deux jours qui permettront aux professionnels des médias participants, de maîtriser les outils nécessaires en vérifications d’informations, mais aussi de vérifier les images qui circulent sur le net, les vidéos qui circulent, manipulées ou pas, surtout les images qui sont générées par l’intelligence artificielle qui est un fléau aujourd’hui dans la corporation.», a-t-il souligné avant d’ajouter que « (…) c’est une formation qui va permettre à ces journalistes non seulement d’implémenter ce qu’ils auront appris au cours de ces deux jours, mais d’éduquer aussi le public, leur communauté, en matière de gestes à adopter, des comportements à avoir face à une information donnée, face à une image ou face à une vidéo.»

Les modules de formation

La première journée de formation a été consacrée au rappel de ce qu’est le journalisme, de ce qu’est la vérification des faits, de ce qu’est l’éthique dans la vérification des faits, et la déontologie en la matière.

Avec le formateur, les participants ont également été entretenus sur les outils de base, les outils permettant de vérifier les images et les vidéos.

La deuxième journée sera mise à contribution pour étudier les outils permettant la déconstruire des images générées ou fabriquées par l’intelligence artificielle. Différents outils permettant de déconstruire avec une géolocalisation précise, une image publiée seront aussi passés en revue. D’autres exercices d’applications seront également au menu.

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